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LE SENEGAL FACE AU CORONAVIRUS (Troisième partie)

Les mesures d’accompagnement sont tout aussi consternantes. Là encore, on peut se demander s’il est bienvenue d’offrir à tour de bras des avantages fiscaux en lieu et place d’une déduction d’impôts contre une participation financière des entreprises à l’effort de lutte contre le virus. Point ne serait alors question de s’énerver sur la maigre contribution du secteur privé. Ensuite, est-il cohérent, au premier trimestre de l’exécution budgétaire, de lever 1/4 du budget national annuel sans même auparavant avoir déterminé, du moins aux yeux du peuple, les besoins et les orientations des dépenses? 1000 milliards pour quoi faire?

Le Fonds de Solidarité nationale existe déjà. Elle avait été soustraite des attributions du ministère de la solidarité nationale en fin 2007 pour être placée à la Présidence de la République sous l’autorité du Chef de l’Etat. De bonne foi, je n’ai aucun souvenir de sa supression. L’administration comporte tout aussi dans son organisation un fonds secours/urgence. De plus, pour peu que nous n’ayons pas la mémoire courte, nous pouvons nous rappeler qu’en août 2005, cette même administration a apporté une reponse urgente à une calamité naturelle. Le plan diakhaye a délogé et recasé un peu plus de 12 mille sénégalais sinistrés dans des abris provisoires en leur fournissant quotidiennement tout ce dont ils avaient besoin en termes d’hygiène et de propreté en plus de les nourrir et ce, plusieurs années durant. A ce que je sache, même dans ces conditions, il ne s’y était déclaré aucune épidémie ni aucun mouvement d’humeur d’envergure. De mains de maître la situation avait été gérée avec tact. Le budget de cette opération de grande envergure n’avait été estimé qu’à 54 milliards. Ce ne sont donc pas les dispositions administratives ni les compétences qui manquent à notre corpus gouvernemental. Ce qui manque en ce moment cest une véritable stratégie tranversale de gestion de la crise.

Je suis pour ma part convaincu que l’épidémie ne requerra pas autant du contribuable. Parce qu’un protocole de traitement en 6 jours associant hydroxycloroquine et azythromycine est en discussion très avancée et, à defaut de mieux, devrait être adopté rapidement dans les prochains jours. De même une étude très récente parue dans the Annals of Internal Medicine (mars 2020) indique que le temps d’incubation du virus est en réalité de 5 jours dans 97,5% des cas. Seule 101 personnes sur 10.000 infectées developperaient des symptômes après 14 jours. Une fois qu’on sait comment agit une maladie et comment la traiter, elle cesse d’être une menace véritable… (A suivre).

Pierre Hamet Ba.

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