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LA POSITION LIBANAISE: LES ORIGINES

Nous avons tôt fait fait d’enterrer les problématiques marxistes alors qu’elles n’ont jamais été aussi vraies et aussi intrigantes. Même si la lutte des classes ne se présente plus en termes de confrontations physiques entre individus de classes sociales différentes, comme à l’époque des grandes révolutions du 18e siècle, elle n’a pas pour autant cessé d’exister. Elle est plutôt le vers que la rose porte en elle. Même si alors la notion de bourgeoisie devient de plus en plus impropre, force est de constater que le système de stratification social n’a point évolué dans le temps. L’historiographie impose donc à l’histoire autrefois enchantée par la beauté de la rose de maintenant s’intéresser au vers.

Nous le savons bien, le but ultime de toute classe sociale est d’accéder au rang supérieur. Les classes n’ont donc pas de contenus statiques. Bien au contraire, elles sont dynamiques. Une classe superieure qui sert de référence est obligée de se réinventer pour ne pas perdre sa place de modèle et se voir ansi reléguée à une classe inférieure à la sienne qui, pour le moment, domine. Il en est de même pour les classes moyennes et ouvrières. Ainsi on voit bien qu’une lutte intrinsèque s’accapare des classes sociales dès leur apparition.

On peut ainsi voir les pays sous-développés comme la classe inférieure, les pays en voie de développement comme la classe moyenne et les pays développés comme le modèle de tête qui sert de référence. Par contre, là où, au sein de ce même modèle, les classes se sont âprement dessinées dans une historicité truffée de luttes féroces, parfois même sanglantes, entre forces sociales qui ont fini par se neutraliser dans le temps pour donner naissance à trois strates sociales qui se chevauchent sans s’harmoniser, dans les pays anciennement colonisés, la stratification sociale a été une fabrication chronosophique du colon.

De la sorte, pour éviter aux indigènes, classe inferieure par excellence, parce que colonisés, d’aspirer à la place de modèle, les colons ont fabriqué une classe moyenne dont l’apparence chromatique lui est sembable, mais capable de vivre dans les comptoirs les plus reculés, de s’accommoder aux modes de vie indigènes, de commercer voire de s’accoupler avec.

C’est ainsi que les syro-libanais (libanais dans le langage courant), bien que sujets français à ces époques là, ont été installés dans nos pays pour servir l’expansion coloniale, nous tenir distant de la classe supérieure et taire ainsi toute velléité indigène de prétention à la bourgoisie…

Pierre Hamet BA

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ET SI GUTERRES AVAIT RAISON

Bien qu’ayant été indigné par l’assertion de Guterres selon laquelle une catastrophe sanitaire allait s’abattre sur l’Afrique occasionnant par la même des millions de morts; et bien que, dans un précédant article (Guterres, vous avez tort), je démontrais qu’une telle catacombe ne saurait arriver en Afrique, j’envisage désormais la possibilité que l’Afrique ne soit pas capable de contenir la pandémie.

Mes démonstrations précédentes, principalement basées sur une étude comparative des démographies occidentales et africaines et sur la résilience des peuples africains face aux multiples pandémies qui ont traversé son histoire, ont manqué de prendre en compte les limites politiques de l’État africain, et donc son incapacité à convaincre sa population du bien-fondé de ses décisions, à trouver des alternatives locales, d’inventer, à défaut de se réinventer, des solutions nouvelles, des approches prospectives stratégiques inédites.

Tout se passe comme si les dirigeants africains se sont contentés de copier les anciennes métropoles colonisatrices et de plaquer, avec le même agenda, leurs solutions sur une population qui n’a ni le même niveau d’éducation, toute proportion gardée, ni la même historicité, encore moins la même appréhension de la mort.

Par ailleurs, si l’on se penche de plus près sur les circonstances qui ont précipité la fin des mesures préventives et la reprise progressive, sinon totale, de pratiquement toutes les activités sociales en Afrique malgré le risque encore élevé de contamination à grande échelle, on se rend vite compte que la peur de violentes protestations, d’émeutes et peut-être même de renversement de régime s’est saisie de nos dirigeants.

Parce que la gestion des ressources naturelles en Afrique fait souvent l’objet de controverses; parce que le pouvoir politique africain manque de légitimité à cause des manipulations d’élections dont il est fréquemment accusé; parce que des hommes à des postes de responsabilités politiques et, pratiquement sortis du néant, deviennent subitement riches sans pour autant être en mesure de justifier l’origine licite de leurs biens; parce que les détournements de deniers publics et autres sacandales financiers et fonciers sont le lot de l’homme politique africain, l’Etat africain est fragile.

Il manque ainsi d’autorité sur une population qui a fini de lui retirer toute crédibilité. On en arrive à une situation où les populations vont jusqu’à douter de l’existence même d’une quelconque pandémie, pensant que l’État dont elles sont concaincues qu’il a cessé depuis belle lurette de se préoccuper de leur bien-être, abuse maintenant du seul bien précieux qui leur reste: leur liberté de mouvement, condition sine-qua-non de leur existence, si ce n’est de leur survie.

Il y a donc bien évidemment quelque chose qui se passe parallèlement à la pandémie. C’est une question à laquelle nous devons porter une réflexion attentive. Il s’agit de la problématique de la légitimité qui, elle seule, garantit la confiance qui est le préalable à tout système de gouvernance. Car, comment gouverner sans autorité et comment avoir de l’autorité sur une population convaincue de la mauvaise foi et du manque d’intérêt de ses dirigeants quant à son devenir? Telle est, il me semble, l’urgence à laquelle nous devons faire face pour nous éviter pareilles contingences en d’autres situations improbables mais possibles au terme de l’histoire.

Tout compte fait, l’État africain semble avoir abdiqué face à la pandemie, incapable d’exercer son autorité qui ne peut puiser sa source ailleurs qu’en la confiance de son peuple. Il est donc désormais envisageable que la pandémie prospère en Afrique plus qu’ailleurs à cause de l’incapacité de nos dirigeants à retrouver la confiance de leur peuple, seul gage d’une obéissance civile.

Pierre Hamet BA

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BIO DU SÉNÉGAL PREND SON ENVOL

Initialement prévu pour l’année 2025, le projet BIO DU SÉNÉGAL entre dans sa phase d’exécution après 8 ans d’études, denrichissement naturel des sols et de réalisation de forages. Nous avons ainsi acquis et préparé 525 ha à differents endroits sur le territoire national. Tout aussi, a été mobilisé le financement nécessaire pour un programme national privé d’agriculture bio à grande échelle.

Ce mois-ci nous démarrons le programme expérimentale sur 25 ha dans la région de Thies. L’objectif, avec des techniques expérimentales, est d’arriver à la fin du mois de septembre à la production de 400 tonnes d’arachides Fleur 11 et de 30 tonnes de cornilles (niébé).

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PIC PANDÉMIQUE: LE CORONA AU SOMMET?

Un hôpital dépeuplé. Direction Paris. Le chauffeur a démenti. Mais lui, se fait rare. Signe de la solidarité familiale. Tout se partage. Le pouvoir, les marchés publics, les ressources minières et gazières, les attributs du pouvoir. Même la maladie se partage. Dagana l’aurait-il rencontré en catimini. C’est là peut-être le foyer de contamination. Sait-on jamais. Nous y étions habitués à ce discours depuis l’instauration du couvre-feu. Pas de péril en la demeure. L’autre a pris le relais. La rue aurait-elle eu raison d’eux? Est-ce de l’abandon ou est-ce plutôt un aveu d’incompétence? Qu’en sais-je?

Mais sa disparition des écrans, le manque d’informations sur ses réactions, en pareille circonstance où le pays à manquer de s’embraser, est étonnant. Même la presse qui braque ses radars sur ses moindres faits et gestes manque de quoi se mettre sous la dent. C’est un confinement total. Une quarantaine? De toute façon la possibilité d’une contamination familiale n’est pas à exclure.

Peut-être aussi est-il tout simplement encore entrain de réfléchir sur le nouvel ordre mondial?

Pierre Hamet BA

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PHILOSOPHES SÉNÉGALAIS, RÉVÉLEZ-VOUS

Les problématiques que nous pouvons soumettre à la réflexion font légion depuis que le Sénégal est entré en guerre (pour reprendre le terme du chef de l’Etat) contre le coronavirus. Il ne s’agit pas seulement de questions politiques, sociales et économiques qui sont brièvement traitées sur les plateaux de télévisions nationales et rapidement évacuées au gré des faits divers et autres scandales à connotations sexuelles. L’entreprise de pensée que nous impose cette crise est plutôt une démarche hautement philosophique qui pose à nouveau, avec une certaine acuité, des questions qui ont, de part en part, traversé toute l’histoire de la philosophie. Qui sommes-nous ? Que voulons-nous ? Où allons-nous ?

Nous ne pouvons trouver de réponses cohérentes et satisfaisantes à ce triptyque ontologique que sous le prisme d’une pensée locale et historicisée plutôt que globale et universelle voire, universalisante. Car, le rêve de l’universalité notamment en ce qui concerne la nature humaine, les droits et les catégories de pensée est entrain de s’effondrer comme un château de cartes. Les hommes naissent libres et égaux mais, à la seconde qui suit, ils ne le sont plus. Suffisant pour battre en brèche toute la réflexion qui a porté sur l’universalité du genre humain. En ne posant que la question qu’est-ce que l’homme, la dite réflexion a manqué d’objet réel puisque se ghettoïsant dans la théorie pure. Il ne saurait donc y avoir de dénominateur commun quand à la réponse à cette question. Et, sans dénominateur commun comment oser penser l’universalité de l’homme. Sauf à prendre donc ses désirs pour la réalité, la question devrait plutôt se poser en ces termes : qu’est-ce qui fait que l’homme est homme?

Du cogito cartésien à la perception heideggérienne, de l’existentialisme sartrien à l’hétérotopie foucaldienne, l’homme ne peut se percevoir qu’en tant qu’expérience. C’est un étant comme le dit si bien Patočka. C’est l’expérience que nous sommes qui se voile en ne se jouant qu’au présent qui est la temporalité propre à son mouvement. La crise sanitaire actuelle est donc une occasion inédite pour questionner notre mouvement dans le temps présent. Les philosophes et autres penseurs sénégalais doivent donc se joindre à la bataille en tentant de comprendre et d’expliquer pourquoi par exemple les décisions prises pour le bien-être de la population semble plus l’irriter plutôt qu’elle ne la rassure. Les protestations qui ont cours depuis hier, sont-elles le fruit d’un mécontentement passager ou plus profondément est-ce l’expression dune césure entre gouvernants et gouvernés, ces derniers ne se sentant plus représenter par les premiers cités.

Philosophes du Sénégal, venez donc jouer votre rôle qui est la pointe extrême de toute lutte extrinsèque qui nous offre l’occasion de saisir ce qu’est la lutte au sens le plus profond: c’est-à-dire l’exposition à un péril absolu où tout est menacé et est rendu à sa problématicité originaire. Dans la lutte, le sol se dérobe sous nos pieds et l’abîme croît, le tout de l’étant devenant une question, toujours suspendue et toujours à reprendre. Le penseur et l’acteur se rejoignent ainsi dans un sacrifice de soi qui n’attend rien en retour, si ce n’est la possible ouverture à un « plus haut ».

Pierre Hamet BA.

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DUPONT ET DEMBA…

Moi le Sénégalais, je pense haut et fort mais j’hurle très bas. J’ai une mémoire mais elle me sert à oublier. Je suis bavard mais muet ; critique mais crédule ; contestataire mais fataliste.
DEMBA. Orgueil, avarice, envie, colère, luxure, paresse et gourmandise mais aussi amateurisme, despotisme et népotisme : je pardonne ; je suis tolérant. Il trahit, menace, insulte, bastonne, musèle, réprime, châtie et emprisonne : je me résigne, je suis croyant. Amis, parents, cousins, oncles, tantes, cousines et belles familles se partagent le commandement : je supporte ; je suis complaisant. Maquillage à l’or noir : je laisse passer ; je suis indulgent. Privation d’eau tous les quatre matins : j’endure ; je suis persévérant. Coupure d’électricité, hausse des factures : je prends acte ; je suis endurant. Les mensonges s’amoncellent : je ne pipe mot ; je suis dupe. Mais, je ne suis pas bête. Si je me désintéresse de sa politique, c’est que j’ai le sentiment, bien justifié, qu’il me prend pour un imbécile.
TERREUR ! Nous avons compris. Nul terroriste, nulle fusillade, nulle explosion. Comme qui dirait des fesses renfrognées exposées à l’air frais du matin, sa mine est grave ; son discours, vide ; ses entreprises, indigentes. Il a désormais entrepris de terroriser. Par sa seule bouche, l’atmosphère est terrifiante ; le peuple, inerte; le pays, en coupe réglée; la cité a pris peur. Education, emplois, santé, mandat, renchérissement, réalisations, mais tout aussi médiocrité, errements, tâtonnements et toutes formes d’injustice passent désormais sous silence. Son incompétence n’est plus d’actualité. Que se passe-t-il alors si ce n’est que notre conscience collective (E. Durkheim) est pernicieusement préparée à vivre un attentat sans précédant. Lentement mais sûrement, on pointe du doigt un ennemi dont on ignore le visage et les motivations. Cela tient au management de la terreur (C. Hörstel), notion très peu connue qui est apparue récemment dans le domaine des sciences politiques. Point n’est alors question de terrorisme. Qu’on se le tienne donc pour dit. Ce n’est qu’un avatar destiné à détourner notre attention vers des buts inoffensifs. Rien, si ce n’est sa position téméraire et effrayante ; son discours laborieux et dénué de tout fondement idéologique ; et ses choix besogneux, ne permet de soutenir avec conviction une quelconque menace à notre intégrité. De grâce, tais-toi quand tu parles!
ISLAM. Parler d’Islam tolérant, c’est se fourvoyer et tenir un discours du dehors (Balandier) complètement débile, comme si les musulmans, autant qu’ils sont, appartenaient à une horde sauvage ; quelque chose comme des « sous humains » contraintes par une sorte d’« humanité accomplie » à se culpabiliser et à devoir se justifier. Il n’y a, du point de vue de la religion musulmane, ni Islam modéré, ni Islam radical dont on pourrait se prévaloir pour tuer inopinément. La sourate 29 est bien précise à cet égard : « Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. Et dites : « Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c’est à Lui que nous nous soumettons ». » Le Coran (XXIX ; 46). Il n’y a qu’un seul Islam et chacun le comprend et le pratique à sa manière. Les arabes ont épousé l’Islam. Les africains ont créolisé l’Islam (Mamadou DIA. « Islam et Civilisation Négro-africaine » NEA, 1980). Ce n’est donc pas parce qu’un groupe d’individus, couvert du manteau de la religion, abrège des vies humaines que l’Islam est concomitamment en cause. Un tel discours est dangereux. Car, bien plus que de suggérer de l’islam une quintessence violente, il véhicule des stigmates qui sèment la psychose dans des sociétés déjà hybrides dont les membres se regardent désormais en chiens de faïence. Les musulmans et les non musulmans s’érigent les uns contre les autres ; et les musulmans eux-mêmes, se divisent en bastions. Et bientôt, des flancs des services secrets, se dresseront de nouvelles organisations, des « musulmans protestants » pourrait-on nous dire, et l’on assistera à un glissement sémantique dans l’appréhension même du phénomène. Mais qu’est-ce que donc le terrorisme si ce n’est une réaction violente et très dangereuse ?
Pierre Hamet BA

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Aux Chrétiens Sénégalais: Je Vous Aime.

Tous les prophètes sont les prophètes du même Dieu. C’est la première incohérence du terrorisme. Je suis Musulman mais j’ai du respect pour votre Foi. J’ai grandi dans un milieu où nous étions indivisibles et unis à tout jamais.
Jai joué avec vous toute mon enfance, jai partagé avec vous les mêmes joies et les mêmes peines. J’ai été éduqué dans vos écoles, tous les matins nous prions ensembles « Je vous salue Marie »; « Notre Père »; je vous ai accompagné au Catéchisme, j’ai fêté avec vous vos Premières Communions et vos Confirmations. Nous sommes les membres d’une seule et même fratrie.
Aujourd’hui au Vatican, j’ai prié fort dans ce haut lieu de culte pour tous les Chrétiens Sénégalais, pour mes amis, et pour mes êtres chers arrachés si brutalement de mon existence: Mr. Victor Faye, Mr. Emmanuel Kambel Diene, Tonton Olivier Dieme, tous les disparus de la Paroisse Jesus Ouvrier de Mboro et plus particulièrement pour mon ami Aurelien Bertin Ndiagou. Puisse la terre vous être légère et Puisse le Dieu que nous avons en commun vous couvrir de sa miséricorde et vous accueillir au Paradis. Amen. . .

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Aux Chrétiens Sénégalais: Je Vous Aime.

Tous les prophètes sont les prophètes du même Dieu. C’est la première incohérence du terrorisme. Je suis Musulman mais j’ai du respect pour votre Foi. J’ai grandi dans un milieu où nous étions indivisibles et unis à tout jamais.
Jai joué avec vous toute mon enfance, jai partagé avec vous les mêmes joies et les mêmes peines. J’ai été éduqué dans vos écoles, tous les matins nous prions ensembles « Je vous salue Marie »; « Notre Père »; je vous ai accompagné au Catéchisme, j’ai fêté avec vous vos Premières Communions et vos Confirmations. Nous sommes les membres d’une seule et même fratrie.
Aujourd’hui au Vatican, j’ai prié fort dans ce haut lieu de culte pour tous les Chrétiens Sénégalais, pour mes amis, et pour mes êtres chers arrachés si brutalement de mon existence: Mr. Victor Faye, Mr. Emmanuel Kambel Diene, Tonton Olivier Dieme, tous les disparus de la Paroisse Jesus Ouvrier de Mboro et plus particulièrement pour mon ami Aurelien Bertin Ndiagou. Puisse la terre vous être légère et Puisse le Dieu que nous avons en commun vous couvrir de sa miséricorde et vous accueillir au Paradis. Amen. . .

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Aux Chrétiens Sénégalais: Je Vous Aime.

Tous les prophètes sont les prophètes du même Dieu. C’est la première incohérence du terrorisme. Je suis Musulman mais j’ai du respect pour votre Foi. J’ai grandi dans un milieu où nous étions indivisibles et unis à tout jamais.
Jai joué avec vous toute mon enfance, jai partagé avec vous les mêmes joies et les mêmes peines. J’ai été éduqué dans vos écoles, tous les matins nous prions ensembles « Je vous salue Marie »; « Notre Père »; je vous ai accompagné au Catéchisme, j’ai fêté avec vous vos Premières Communions et vos Confirmations. Nous sommes les membres d’une seule et même fratrie.
Aujourd’hui au Vatican, j’ai prié fort dans ce haut lieu de culte pour tous les Chrétiens Sénégalais, pour mes amis, et pour mes êtres chers arrachés si brutalement de mon existence: Mr. Victor Faye, Mr. Emmanuel Kambel Diene, Tonton Olivier Dieme, tous les disparus de la Paroisse Jesus Ouvrier de Mboro et plus particulièrement pour mon ami Aurelien Bertin Ndiagou. Puisse la terre vous être légère et Puisse le Dieu que nous avons en commun vous couvrir de sa miséricorde et vous accueillir au Paradis. Amen. . .

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De l’Esclave de l’intérieur…

Recevoir c’est s’avouer inférieur et se lier d’amitié sournoise avec ceux dont les prévenances ont pour but tout ensemble de nous rapetisser… Et que dire de nos dirigeants très enclins à verser des larmes de crocodile, des larmes de circonstance pour s’attirer les faveurs du maître blanc dont le mépris n’a d’égal que leur faiblesse. Quand on se permet de marcher pour la mémoire de ceux qui ne jettent pas de bulletin dans l’urne sénégalaise on se doit de courir voire même de detaller chaque fois que la vie d’un sénégalais est injustement menacée. Une sénégalaise est en danger de mort en Arabie Saoudite; des sénégalais tombent comme des mouches au Maroc, sont condamnés à mort en Gambie, sont menacés partout dans le monde et, pas un seul doigt de lever… Que fait le dirigeant Senegalais? Saurez-vous me le préciser…?
Par ailleurs les dirigeants de l’occident contemporain et la majeure partie de tous ceux qui s’expriment sur le terrorisme doivent impérativement revisiter l’histoire des idées et des pensées philosophiques afin de mieux appréhender le sens de la notion de liberté. Car, me semble-t-il, bien souvent ils sont loin et très loin de se rendre compte de la bêtise qui sort de leur bouche chaque fois qu’ils prétendent que le terrorisme s’attaque à leur liberté.