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Notre participation à la luttre contre le Coronavirus

MiPharma, filiale de Modernis Intelligence Group a mis d’importants moyens en œuvre pour apporter une réponse adaptée à ce problème de santé publique qui menace l’humanité toute entière.

Le 01er Mars 2020, MiPharma a acquis la License exclusive de commercialisation du premier et seul désinfectant 100% efficace contre la propagation du Coronavirus. Ce produit breveté aux Etats-Unis et dont l’appellation est contrôlée est dénommé Coronacide.

Le Coronacide est développé et produit par les laboratoires associés de MiPharma aux Etats-Unis. Il a la particularité d’être efficace sur tous types de surface avec une rémanence de 28 jours et contre tous types de germes, virus, bactéries, levures, champignons, spores anciens ou émergents. C’est ce qui le différencie des produits actuellement utilisés qui s’avèrent inefficaces face à l’expansion du Coronavirus car, 15 à 30 minutes seulement après leur application, elles s’évaporent (eau de javel, éthanol, isopropanol) ou se dégradent chimiquement (dioxyde de Chlore).

Le Coronacide a passé tous les tests de sécurité (chimiques, physiques, écologiques, toxicologiques) et est certifié conforme aux réglementations sanitaires des Etats-Unis, de l’Union Européenne et du Canada.

Le Coronacide n’a donc aucun effet néfaste sur l’homme, les animaux et les plantes. Il peut être utilisé pour protéger et désinfecter les hôpitaux, les marchés, les maisons, les écoles, les avions, les aéroports, les bateaux, les ports, les usines, les restaurants, les hôtels, et
généralement tout environnement qui peut accueillir du monde et permettre la prolifération du virus.

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LE CHOIX DE L’EMBARRAS

Son Excellence Monsieur Macky Sall, Président de la République du Sénégal, était fermement attendu. En effet, le pays est tenu en haleine depuis l’annonce du premier cas positif au coronavirus le 02 Mars 2020. La stratégie alors mise en place par le gouvernement pour contenir la propagation du virus a, contre toute attente, soulevé l’ire des populations. Elles se sont notamment indignées de certains comportements, isolés mais tout de même violents, des forces de l’ordre à l’encontre de citoyens qui ne s’étaient pas préparés à subitement changer radicalement de mode de vie. Tout aussi, les restrictions inhérentes à l’état d’urgence décrétée le 23 Mars dernier n’ont pas été accueillies avec joie. Le couvre-feu de 20h à 6h du matin a été amplement critiqué par des sénégalais dont la principale source de revenu provient d’activités nocturnes. L’interdiction des rassemblements ; des déplacements interurbains ; des événements heureux et malheureux tels que les baptêmes, les festivités nuptiales, les cérémonies de deuil et autres activités sociales ; la limitation du nombre de passagers dans les transports ; a été rudement mise en mal par une irresponsabilité citoyenne encore ambiante. Quid de la fermeture des lieux de culte qui a provoqué une défiance, somme toute, inacceptable au regard de l’urgence sanitaire du moment. Jamais, depuis le début de son magistère, une adresse à la nation n’a, semble-t-il, suscité autant d’intérêts que celui de ce 11 mai. Mais avec Brio, le Président de la République a réussi à désamorcer la bombe sociale.

Cependant, les nouvelles dispositions ne manquent pas d’interpeller. Elles suscitent à la fois assurance, inquiétude et peur. Car, pour nombre d’entre-nous, il nous est impossible de concevoir qu’au moment où nous atteignons le pic de contamination, Son Excellence décide d’alléger les mesures restrictives qui nous ont jusque-là été salutaires. Soit alors l’état d’urgence n’était pas justifié. Soit, et c’est le cas le plus probable, le Président de la République cède à la pression économique et sociale. Bien entendu, pour éviter la faillite générale, il faut redémarrer les activités économiques ; sauver l’année scolaire et il faut, dans la mesure du possible, recouvrer un semblant de normalité. Dans la même veine, il faut taire ces fanatiques qui voient en la fermeture des lieux de culte un acte blasphématoire. Mais on n’apprend pas à vivre avec un tel virus du jour au lendemain. De plus, notre système d’habitus social est de nature à favoriser l’évolution des cas communautaires.

Tout compte fait, à cause des errements notés ça et là dans la mise en œuvre de la force Covid-19, le Président de la République est passé de l’embarras du choix au choix de l’embarras. Même s’il se veut rassurant, le risque d’une contamination exponentielle est plus que jamais réel. Pour autant, il ne faut ni paniquer ni désespérer. Car, même s’il y a dans la stratégie de gestion de la crise beaucoup de choses à parfaire, force est de reconnaitre que la résilience dont notre pays a jusque-là fait montre n’est pas fortuite. Elle résulte des motivations gouvernementales et du professionnalisme de notre corps médical. Avec l’évolution des protocoles de traitement déjà à l’œuvre, les nouvelles mesures prises par le Chef de l’Etat pourraient n’avoir que très peu d’incidences sur le taux de létalité de la pandémie au Sénégal. Toutefois, nous invitons le chef de l’Etat à rester intransigeant dans la gestion de nos frontières. Car, même s’il a omis de l’évoquer, notre inquiétude est grande quand à la réouverture de notre espace aérien pour des vols en provenance de pays largement affectés par la pandémie et qui peinent encore à y remédier.

Il ne faudrait pas que nous enregistrions de nouveaux cas importés. Nous ne vous le pardonnerons pas, Excellence, Monsieur le Président de la République.

Pierre Hamet BA

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MACKY SALL, LA MOSQUÉE N’EST PAS UN 6eme PILIER DE L’ISLAM…

Mr le Président, vous avez entamé un bras de fer que vous êtes sur le point de perdre. Et pourtant, la raison est avec vous. Tout porte à croire que vous allez incessament procéder à la réouverture des mosquées. Or, les mosquées sont en grande partie fréquentées quotidiennement par des personnes âgées. Ceux-là mêmes qui sont les plus vulnérables face au coronavirus. Toutes les autres personnes qui s’offusquent de la fermeture des mosquées expriment une indignation épidermique car elles n’y sont assidues que les vendredis, et encore… Prier à la mosquée n’est pas un sixième pilier de l’islam. Personne ne s’offusque de la fermeture de la Mecque alors que le Hadj est le cinquième pilier de l’Islam. Ne cédez donc pas à la pression. Tout ceci n’est que fumisterie.


Comme n’importe quelle autre bâtisse, les mosquées sont faites de sable, de ciment, de béton et de fer. Elles n’ont de significations sacrées que celles projetées sur elles par le sujet. A Cordoue où se tiennent les rencontres annuelles islamo-chrétiennes, la même bâtisse sert concomitamment de mosquée et d’église. On l’appelle alors mosquée-cathédrale, témoin des civilisations qui se sont succédées dans la region depuis des millénaires.
Les connaissances accumulées en art islamique et en architecture anté-islamique ont démontré l’origine des formes architecturales de nos mosquées contemporaines qui ne sont ni une prescription divine, ni une invention musulmane, encore moins un 6eme pilier de l’islam. A vrai dire, si Dieu est si magnanime, si clément et si miséricordieux qu’il est dit dans le Saint Coran, il n’a pas besoin du bovarysme des imams et de l’insolente richesse qui orne les murs de nos mosquées pour exhaucer les voeux des gens pauvres qui viennent y prier.

PHB.

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NE SOYEZ PAS PRÉTENTIEUX.

Il est si facile et si puéril de se réfugier derrière une expression du genre on doit apprendre à vivre avec ce virus. Mais personne ne se soucie de nous dire comment?
Vont-ils réduire des salles de classe de 70 places à 30 places? Vont-il réaménager tout notre environnement: mosquée, marché, transports publics, entreprises, administration? Vont-ils augmenter les capacités d’accueils des services d’urgences et de soins intensifs dans tous les hopitaux regionaux? Les auront-ils auparavant équipés pour pallier les détresses respiratoires? Vont-ils mettre à la disposition de tous les centres de santé des TDR accessibles à la bourse de la population? Sur quoi le gouvernement travaille précisément ? On n’en sait rien. Alors comment et avec quels moyens allons-nous apprendre à vivre avec le Covid-19 ?


Ce ne nest pas parce que vous avez le pouvoir de décisions que vous pouvez nous prendre pour des imbéciles. Vous êtes libres d’ouvrir votre école que ne fréquentent pas vos enfants. Une école qui n’en est presque plus une depuis fort longtemps tant les grèves des enseignants et des élèves ont fini de chambouler les quantums horaires et transformer le programme annuel en cours de rattrapages. Mais les sénégalais sont tout aussi libres de ne pas y envoyer leurs enfants qui risquent d’y être contaminés et d’infecter à leur tour leur famille. Tout parent dont l’enfant sera infecté a l’école pourra vous poursuivre pour négligence, entre autres crimes.
A bon entendeur, wa salam.

PHB.

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CAMPS DE DÉCONCENTRATION

Parents d’Elèves, Unissez-Vous. Envoyer nos enfants en classe revient à les transformer en puissants vecteurs de dissémination du virus et satisfaire ainsi les rêves de ceux qui prédisent l’hécatombe en Afrique. La reprise des cours annoncée le 02 juin n’est fondée que sur le bon vouloir de ceux qui pensent plus à sauver l’année scolaire plutôt qu’à sauver nos vies. Aucune étude scientifique n’a jusque-là permis et ne permettra jamais de prédire la date à laquelle le virus disparaitra de notre territoire. Alors, Mr le Président, merci de ne pas envoyer nos enfants à Auschwitz.

PHB.

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JAMAIS 203: TIERCE FOIS N’EST PAS DROIT.

Donnes nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Demain fera jour. Société affamée. Population infantilisée. Esprits conditionnés. Je ne vous vois pas. Je vous devine. Ce n’est pas un masque. C’est une muselière.

Les pires présages ont trouvé un écho percutant. Echo tristement subi par une masse noyée dans une détresse quotidienne. Le long des routes, devant les boulangeries, les gargottes, les marchés et dans les transports, les files indiennes et les attroupements ont le mérite de révéler la vérité à une majorité dépassée par l’ampleur du désastre. La cellule s’est dégradée et commence maintenant à communiquer à la Nation son programme de dégénérescence. Les hommes et les femmes dont l’ignorance sans but vient de se briser, telle une écume insensée, sur la digue des incohérences d’un système rouillé, cherchent, affolés, à remédier à la pathologie.

Les cellules grouillent. Des vivres pour qui en veut. Des marchés pour qui sait s’y prendre. De l’argent pour combler l’irresponsabilité ambiante. Nous dicter notre conduite. Nous faire marcher au pas. Nous fondre dans ce moule de citoyen moyen pour pallier ses manquements. Il s’est affiché comme le seul pilier incontournable. Il ne dit mot. Mais il le veut. Qu’il suffise pour s’en convaincre d’observer. Il déroule dans l’ombre. Il a un masque. Muselière pour les autres.Jamais le discours médiatique et politique n’a semblé aussi embarrassé et peu crédible.

Où sont donc nos intellectuels ? Pas ceux qui, abonnés aux émissions de grande écoute, avalisent et dissèquent le message officiel, comptent les cas communautaires, les morts et les points, de part et d’autre, tout en se réfugiant derrière une confortable «neutralité» proportionnelle à l’assiduité des médias à leur égard. Mais plutôt, ceux qui souffrent de cette espèce d’indifférence politique dont on a rendu la démocratie responsable, prétextant que la masse n’est pas faite pour comprendre.

Il y a trop à faire pour qu’il ne soit pas indispensable de tenir perpétuellement mobilisée notre vigilance politique. Socrate a payé de sa vie l’influence de ses idées sur la scène sociale et politique d’Athènes. Platon a placé les sages et les philosophes au sommet de sa pyramide républicaine. Aristote était le conseiller et le mentor d’Alexandre le Grand. Cicéron était au cœur de l’arène politique de Rome. Camus et Sartre mobilisaient les rues.

Nos intellectuels doivent donc cesser de le glorifier. Ils doivent utiliser les savoirs auxquels ils ont accès et les synthèses auxquelles ils arrivent pour interpeller, questionner, critiquer ; ce qui n’est ni dénigrer, ni diffamer ; et quand le moment vient, abjurer. Sinon, à jet de pierres et de senteur de pneus enflammés, le peuple s’opposera violemment à ce qui semble de plus en plus soutenir la thèse du jamais deux sans trois.

P.H.B

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Ma Coalition avec Kara : DU SPRITUEL, DU TEMPOREL ET DE NOUS

Corruption, concussion, malversation, détournement de deniers publics, mal gouvernance, enrichissement illicite sont, parmi tant d’autres, les maux qui gangrènent actuellement le Sénégal. Mais avons-nous déjà essayé de trouver les solutions en notre être ?

Il y a une pensée qui soutient qu’il doit y avoir une nette séparation entre les pouvoirs spirituel et temporel. Mais une telle assertion n’a pu naitre que d’une épouvantable expérience, dans une société au sein de laquelle le pouvoir spirituel a échoué dans son entreprise de divinisation de fieffés mortels. Pourquoi alors s’approprier une historicité étrangère comme si nous étions incapables de vivre notre propre histoire et d’assumer notre identité ? Avons-nous seulement essayé de trouver le parfait équilibre ? Avons-nous tenté de trouver comment tirer le meilleur parti de chacun de ces pouvoirs ?

Je ne connais pas d’expériences proprement sénégalaises à ce propos. Au lieu donc de nous empresser de jeter l’anathème sur le spirituel en nous couvrant des expériences d’autrui, ne convient-il pas plutôt d’assumer notre être ? C’est-à-dire de nous rendre bien compte que nous sommes, dans notre quasi-totalité, des croyants. Nous menons donc notre existence au rythme du tam-tam spirituel.

Qu’on les appelle Archevêque, Evêque, Prêtre, Imam, Marabout, Khalife, ils sont nos guides spirituels. Ils nous baptisent à la naissance, nous enseignent nos religions respectives, nous dirigent lors des prières, nous font la première communion et la confirmation, nous marient, écoutent nos confessions, nous conseillent dans les moments de désespoir, nous sermonnent devant les multiples tentations du quotidien et enfin, quand au crépuscule de notre existence, vient le moment du départ, ils prient pour le repos de nos âmes. Le spirituel agit donc de manière fort considérable sur le temporel. Comment alors oser gérer une cité de croyants sans tendre une oreille attentive au pouvoir spirituel?

La vérité c’est que nous avons délibérément exclu le spirituel des sphères politiques. Ce faisant, nous en avons chassé l’esprit de Dieu, lui refusant ainsi d’être le régent de nos âmes et de nos actions. Or, le spirituel est le garant de la morale et de l’éthique en tant qu’il participe de manière prépondérante à notre éducation et à notre socialisation. Le soustraire de la gestion de nos cités, c’est encourager la délinquance politique.

Voilà pourquoi le Sénégal est malade des Sénégalais qui, arcboutés à des principes et préceptes dont ils ignorent tout, jusqu’aux fondements historiques, mènent les affaires politiques animés d’un profond complexe qui leur impose de s’accoter sur tout, sauf sur le liant de nos valeurs propres, elles-mêmes issues nos croyances spirituelles.

Ma coalition avec Serigne Modou Kara Mbacké Noreyni est animée par cette forte conviction que, des processus de prise de décisions publiques, nous ne pouvons exclure les guides spirituels. Ils sont les dépositaires de la confiance des masses qui, de surcroît, leur ont confié leur destin. En tant que tel, ils ont toute leur importance dans la conduite des affaires de notre cher pays le Sénégal.

Pierre Hamet BA.

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Tokk Lène Sen Keur…

« Quand vous avez la maladie à CORONAVIRUS, vous avez de la fièvre, une fièvre élevée, la fièvre la plus élevée que vous ayez jamais eue dans votre vie. Ce ne sera pas comme les fièvres de la grippe typiques. Vous respirez lentement, comme si vous aviez une éponge coincée dans le nez. Lorsque vous essaierez de remplir l’air de vos poumons en inhalant fortement, vous vous sentirez toujours à bout de souffle. Et cela vous fera peur. Vous allez tousser beaucoup, à tel point que vous allez vous fatiguer jusqu’à ce que vous vous évanouissiez presque. Chaque fois que vous le faites, votre poitrine, vos bras, votre dos, vos doigts et vos orteils vous feront mal. Vous allez essayer de reprendre l’air par le nez et vous ne pourrez pas. Donc, ils vont vous donner de l’oxygène et ça va brûler l’entrée de votre nez, ça va faire encore plus mal. Et si vous ne pouvez pas respirer, un autre médecin viendra et mettra quelques tubes d’un demi-pouce dans votre gorge pour passer les bronches et pénétrer dans les poumons. C’est ce qu’on appelle un respirateur artificiel. C’est vraiment dérangeant et ennuyeux, et en plus, vous ne pouvez ni parler ni manger.
Vous serez seul dans une pièce fermée. Vous ne pourrez pas voir votre partenaire, votre mère ou votre père, ni vos enfants que vous aimez tant, ni vos frères; parce que vous pouvez les infecter avec la même chose qui vous tuera peut être.
Vous vous sentirez si seul que vous commencerez à pleurer et vous aurez peur de mourir. Vous penserez à ceux que vous aimez et vous pleurerez encore plus, cela aggravera tout d’où l’essoufflement.

* C’EST LÀ QUE VOUS COMPRENDREZ POURQUOI ILS VOUS ONT DIT:

« Tokk Lène Sen Keur »

DONC SVP, Tokk Lène !!!!!!

POUR VOUS ET POUR VOS PROCHES »

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MAME HIBA THIAM, QUE TA LUMIÈRE SOIT…

NON, il n’y a pas d’affaire Hiba Thiam. De grâce, ne remuez pas le couteaux dans nos plaies béantes.

Le temps sest arrêté pour notre amie au moment où un avenir radieux lui tendait gracieusement les bras. Tragédie ne puit être plus douloureuse. Hiba Thiam a perdu la vie. Quelles que soient par ailleurs les circonstances de sa disparition, la pudeur nous impose de nous incliner devant sa mémoire et de prier pour le repos de son âme.

Il faut donc arrêter le faux procès que vous lui faites. Car ce procès est une sorte de lapidation des gens riches. Mais quel est le mal?

Si vous ne venez pas d’une famille riche, alors faites que la famille riche vienne de vous. Mais cette sorte de mesquinerie envieuse est tout sauf digne d’intelligence. Nous avons eu son âge. Cela veut beaucoup dire. J’invite donc la presse à plus de retenue, à plus de responsabilité et à plus de professionnalisme dans le traitement de toute information relative aux circonstances de son sommeil éternel.

Beaucoup d’entre ceux qui s’essayent aujourd’hui à la trainer dans la boue n’osaient même pas lui adresser la parole de son vivant. Elle connaissait sa valeur. Jeune, avenante et belle, avec une intelligence bien au dessus de la moyenne, elle était pleine de vie. Jamais elle n’a manqué d’égards, de respect ni de courtoisie et jamais elle n’a eu de comportement inadéquat ou condamnable envers la société. Sa pudeur l’en empêchait.

Elle n’a vécu au dépens de personne et a dignement gagné sa vie dès son plus jeune âge commençant sa carrière chez Philip Morris. Combien sommes-nous à en avoir fait autant à son âge?

Hiba Thiam avait du mérite et elle a vécu en silence.

Pour nous qui l’avons connu et apprécié, pour ses parents et pour ses amis proches, laisser nous faire notre deuil et pleurer notre très chère Hiba en paix.

Prions pour le repos de son âme.

Amitié Eternelle ma très Chère Amie. Brillante étincelante et humble, TA LUMIÈRE FÛT.

A Bientôt Hiba Thiam. Rest in Power.

PHB.

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LA COLÈRE DIVINE ET LE CHÂTIMENT DE L’HUMANITÉ

À tous ceux qui ont précipitamment crié au blasphème à la lecture de DIEU EST MORT, L’HOMME EST VIVANT (mon précédent texte), il me plait de vous indiquer que, toutes les fois où l’homme a eu la prétention de représenter Dieu et, de tenter par la même de le défendre face à des comportements, des accusations ou alors des propos tenus par des tiers à son encontre, il a causé du tort à son prochain.

Ceci en a été des croisés, et il en est de même des djihadistes des temps modernes. Or, causer du tort à son prochain, fussent-il pour Dieu lui-même, est par excellence le péché qui mérite châtiment. Alors, comment osez-vous?

Mon propos est pourtant d’une simplicité déconcertante. Chaque fois que, dans l’histoire humaine, les peuples autour de la terre se sont confrontés à des phénomènes auxquels ils n’avaient pas de réponses objectives, ils s’en sont remis à Dieu.

La notion de colère divine est née de cette incapacité à donner du sens à ce qui alors dépassait l’entendement humain.

De fait, les tremblements de terre comme celle qui décima Nicodemie le 24 août de l’an 358, les éruptions volcaniques comme celle du Huyna Putina au Pérou le 19 février de l’an 1600, les déluges suivis d’inondations et de montée du niveau des eaux qu’on retrouve dans la mythologie de pratiquement tous les peuples, ont tous fait l’objet d’interprétations métaphysiques.

Face au surgissement brutal et énigmatique de la nature, il semble que, quelles que soient les époques et les cultures, un seul recours est admis : celui du Sacré. Les paysans siciliens, en mai 1983, face à l’éruption de l’Etna, n’ont pas dérogé à la tradition et le bras de Santa Barbara a été amené devant la coulée.

On y croirait sans trop y croire qu’il existe, quels que soient les âges, une sorte de constante dans les attitudes mentales par rapport aux cataclysmes. Que les gens de l’Etna réagissent comme ceux du Huyna Putina et que le Sénégalais contemporain ne trouve d’autres explications à la pandémie actuelle si ce n’est un châtiment divin, relève de l’analogie. Et, l’intérêt d’en disserter résulte d’abord du rapport entre les faits de conjoncture et les mentalités.

Mais quelle est précisément la nature de ces péchés qui nous valent le châtiment divin?

Pour les sociétés d’époque, il s’agit plutôt de ruptures de tabous, c’est-à-dire de l’oubli des bonnes manières, des normes, celles qui sont liées aux choses sacrées, au sacer des modèles mythiques: péché du peuple, colère d’un dieu, vengeance d’un serpent, d’un oiseau, d’une baleine, ou de son ennemi, lutte entre deux dieux, lutte entre deux serpents/inceste. Ou encore, c’est la colère de la Terre, en raison de l’action d’un homme qui a blessé le casque d’une tortue, parce qu’on a blessé d’une flèche le poisson qui nageait dans l’arbre de la vie, ou parce que la lune est tombée dans la mer. La lune a également pleuré faute de pouvoir épouser le soleil ; un ours a fait de même, car il ne pouvait épouser une grenouille.

Ramenées à notre époque, ces explications peuvent nous sembler ironiques et caduques. Mais peut-on pour autant dire que les gens de toutes les époques passées avaient tort si notre attitude face au coronavirus comporte des dérivés et des subsistances de la pensée primitive.

La vérité cest que nous ne pouvons pas, au 21e siecle, avec tout l’arsenal scientifique, technique et technologique dont nous disposons et, avec la somme des connaissances accumulées au sein de l’histoire, nous permettre de ne trouver d’autres voies salutaires à notre survie qu’un refuge dans la pensée primitive, comme qui dirait un phénomène de régression.

PHB.